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Le Flash N_ 112 est disponible en ligne
Rubrique "Flash"

Actualités

  Déclaration de Roger KEIME au CSE du 17 novembre 2011

Monsieur le Ministre,

L'expertise et le conseil des IA-IPR et des IEN-ET ne seront donc pas sollicités pour accompagner les enseignants dans une démarche prospective liée à l’évolution de leur carrière si l’on en croit les textes divulgués par la presse.

Accompagner les enseignants dans leur carrière suppose de disposer d'éléments d'informations sur les trois axes principaux qui fondent l’exercice de leur métier :

L’enseignant dans sa classe : 

 Quelles sont les compétences disciplinaires, didactiques et pédagogiques maîtrisées par le professeur ? Quelles démarches met-il en oeuvre pour faire réussir les élèves et pour éclairer leur projet d’orientation ? …..

L’enseignant au sein de l’EPLE : 

Quelles sont les compétences qu’il a développées en s’impliquant dans la vie d'établissement, dans l'élaboration et la réalisation du projet d'établissement, dans la participation à l'animation à la coordination des équipes pédagogiques ? Quelles sont les compétences maîtrisées dans le cadre des relations partenariales ou dans le cadre de l’ouverture internationale de l’établissement ?

L’enseignant et le fonctionnement général de l’institution

La connaissance du parcours des enseignants et de leur niveau de maîtrise des compétences constitutives du référentiel « métier » est partagée par le chef d’établissement et les inspecteurs pédagogiques. Les IA-IPR que j’ai l’honneur de représenter au nom du syndicat majoritaire (70% de la profession) ont la possibilité d’apprécier cette maîtrise à de multiples occasions : formation initiale et continue des professeurs, observation en classe, accompagnement des réformes et des nouveaux programmes, rénovation des diplômes, certification, ….

En conséquence l'expertise des inspecteurs du second degré est incontournable pour conduire les entretiens  dont les objectifs sont rappelés par Madame la DGRH dans le courrier adressé aux chefs d'établissement : 

Quelles compétences le professeur a-t-il développées en participant à des actions d'accompagnement et de formation en tant que formateur, tuteur, ou conseiller pédagogique ? Quelles sont les compétences maîtrisées dans le cadre de la certification (contrôle ponctuel, contrôle en cours de formation, validation des acquis de l'expérience) ?

En conséquence l'expertise des inspecteurs du second degré est incontournable pour conduire les entretiens du pacte de carrière dont les objectifs sont rappelés par Madame Théophile dans le courrier adressé aux chefs d'établissement :… »

L’objectif ici annoncé est en totale adéquation avec nos missions relatives à la gestion des ressources humaines et à l’accompagnement des enseignants dans la gestion de leur carrière. La circulaire n° 2009-064 du 19-5-2009 précise notamment dans la partie management du texte : « L'inspecteur conçoit ses interventions directes auprès du personnel enseignant comme un acte de gestion de la ressource humaine et éducative de l'académie. L'avis de l'inspecteur est sollicité par l'autorité académique dans tous les grands actes de gestion des personnels : titularisation, évaluation, avancement, promotion et affectation. …… Il entre d'ailleurs dans les missions des inspecteurs de détecter les talents et de les promouvoir en lien avec les services de G.R.H. de l'académie, dans l'intérêt de l'institution. ….. »

L’exercice de nos missions s’inscrit dans le contexte du pilotage pédagogique partagé en collaboration étroite avec les chefs d'établissement notamment pour impulser les réformes. Il nous paraît aujourd'hui essentiel de maintenir ce double regard auquel les enseignants sont particulièrement attachés. Exclure les corps d’inspection pédagogique du second degré de ce  dispositif  c'est une fois de plus ignorer leurs compétences, leur expertise et leur légitimité.

Au-delà même de l’inquiétude des inspecteurs, nous avons  « une régression absolument invraisemblable », témoin d’une vision dépassée dans laquelle l’ignorance ministérielle le dispute au mépris de ce qui fait l’engagement professionnel enseignant.

Ce métier exigeant que les IA-IPR ont exercé de dix à trente ans demande une maîtrise didactique et pédagogique ; les corps d’inspection pédagogique , par leur expertise, assurent une garantie du niveau requis et apportent une aide aux professeurs désireux du regard de celui dont le magister est étayé par la réussite à des concours de recrutement de haut niveau, l’agrégation disciplinaire d’abord, le concours de l’inspection ensuite.

Mnsieur le Ministre, nous avons résisté aux sirènes médiatiques -nombreuses depuis mardi- pour vous réserver la primeur de notre réaction lors de la tenue de cette instance à laquelle nous sommes attachés, le Conseil supérieur de l’éducation.

Les inspecteurs d’académie inspecteurs pédagogiques souhaitent rencontrer personnellement leur ministre, ce qui était la tradition républicaine que vos prédécesseurs Monsieur CHATEL ont respecté, quelles que soient leur appartenance politique :   d’Alain SAVARY à  René MONORY ; de Lionel JOSPIN à François BAYROU ; de Jack LANG à Xavier DARCOS.

Roger KEIME    président du SNIA IPR UNSA

Mis en ligne le : 18-11-2011


  Evaluation des professeurs - Lettre de l'UNSA au Ministre

Monsieur le Ministre,

La Fédération UNSA Éducation condamne avec la plus extrême fermeté les inacceptables annonces du ministère de l’Éducation nationale concernant les modalités d’évaluation et de déroulement de carrière des enseignants et personnels d’éducation. Cette condamnation porte sur le fond comme sur la méthode. 

Sur le fond, le projet ministériel exclut de fait les personnels d’inspection pédagogique du second degré de l’évaluation en leur substituant en totalité les chefs d’établissement, y compris sur les problématiques spécifiquement liées à l’enseignement et à la didactique des disciplines. Surtout, il bouleverse de manière fondamentale l’organisation des déroulements de carrière. Le projet ministériel est d’abord l’occasion de réaliser des économies budgétaires sur la rémunération des enseignants des écoles, collèges et lycées en les alignant sur le rythme d’avancement le plus défavorable, alors qu’ils sont toujours en attente d’une réelle revalorisation des carrières. Le cadre de l’évaluation, et notamment de sa composante « auto-évaluation », reste flou. La validation de cette dernière par les corps d’inspection est un alibi à leur éviction du processus réel d’évaluation. Enfin, pour des raisons tenant à la fois à des conditions matérielles et à l’absence de toute formation à l’évaluation, aussi bien de la part des évaluateurs que des personnels, le dispositif risque de tourner rapidement à une application caricaturale de la « gestion managériale ». Les projets de textes actuels restent enfermés dans une logique étroite de « performance individuelle ». Or viser l’amélioration de l’efficacité globale du système nécessite de mener une réflexion concomitante sur l’évaluation des équipes des écoles et des établissements. Il y a une contradiction majeure entre ce projet, enfermé dans une évaluation individualiste, et la nécessité de prendre en considération le travail collectif qui n’a plus de sens dans un contexte de mise en concurrence des personnels entre eux.

Sur la méthode, la Fédération UNSA Éducation exprime son vif désaccord avec la présentation de textes quasi bouclés. Cette démarche est paradoxale au lendemain même d’élections professionnelles visant à mettre en place les instances de concertation pour renouveler le dialogue social. Celui-ci ne saurait se limiter aux ultimes retouches de textes déjà ficelés ni être contourné par des modalités de consultation « sur mesure ».

La Fédération UNSA Éducation ne se satisfait pas du système actuel d’évaluation : la pérennisation du statu quo, et notamment d’une notation infantilisante, n’est pas une option souhaitable. Dans un souci de clarté et de transparence, il faudrait d’ailleurs analyser finement les insuffisances du système actuel (retards d’inspection, éloignement géographique, conditions d’emploi pour les titulaires remplaçants et les collègues affectés sur plusieurs écoles ou établissements) et les inégalités réelles d’avancement qu’elles génèrent pour des collègues à valeur professionnelle égale. En revanche, l’évolution réelle des modalités d’évaluation — avec les conséquences qu’on mesure sur la gestion des personnels et leur déroulement de carrière — est suffisamment importante pour engager une nécessaire et réelle négociation avec les organisations représentatives sur le métier qu’on entend évaluer, sa formation (initiale et continue), la réelle mise en oeuvre d’un accompagnement professionnel pertinent tout au long de la carrière et, dans le second degré, un réel « regard croisé » du chef d’établissement et des corps d’inspection.

Pour les raisons qui précèdent, les actuels projets de textes ministériels ne constituent pas une base acceptable de discussion. Une véritable négociation doit être ouverte dans une approche renouvelée de l’évaluation. La Fédération UNSA Éducation est prête, pour sa part, à y participer.

 

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en mon profond attachement au service public d’éducation.

 

Patrick GONTHIER,

Secrétaire général

de la Fédération UNSA Éducation

Mis en ligne le : 18-11-2011


  Mouvement d'IA-DSDEN JO du 16-11-2011

Décret du 14 novembre 2011 portant nomination d’une inspectrice d’académie-directrice des services départementaux de l’éducation nationale

Par décret du Président de la République en date du 14 novembre 2011, l’inspectrice d’académie adjointe dont le nom suit est nommée inspectrice d’académie-directrice des services départementaux de l’éducation nationale dans le département ci-dessous désigné :

Yonne : Mme Dominique Fis (département de Seine-et-Marne), en remplacement de M. Claude Picano, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

 

 

 

Mis en ligne le : 16-11-2011