LE SNIA IPR sait défendre l'honneur des IA IPR Le Monde 12 févr
Inspecteurs : le niveau baisse, la colère monte
Rude semaine pour les inspecteurs de l'académie de Paris. Après la dénonciation de la Cour des comptes, ils ont sur le dos les syndicats furieux qui estiment là qu'on brade leur métier. Voilà donc les 22 inspecteurs de l'académie de Paris (IAP) habillés pour l'hiver...
Mardi 9 février, la Cour des comptes ouvrait les hostilités, dénonçant ces inspecteurs « nommés par décret du président de la République, sans avoir passé de concours de recrutement». Exception au corps des inspecteurs de l'éducation nationale, les inspecteurs de l'académie de Paris n'ont d'inspecteur que le nom.
Créé sur mesure, le poste accueille en effet des « collaborateurs de diverses autorités politiques ». En clair, arrivent là des anciens de cabinet ministériels voire présidentiels qui ne connais- sent rien aux arcanes de l'éducation. Ils se retrouvent sans mission précise et parfois même sans mission du tout. Pour un traitement de 4 500 euros mensuels.
Conscient qu'une telle situation ne pouvait durer, le ministère de l'éducation a souhaité intégrer progressivement ces vingt-deux cas particuliers au corps des inspecteurs pédagogiques régionaux qui, eux, assurent une mission auprès des enseignants du second degré. Il a donc fixé par décret, le 26 octobre 2009, les règles d'organisation d'un « concours sur titres ».
La première session de ce concours sur titres a eu lieu en décembre 2009 et les oraux seront passés prochainement. Une quarantaine de candidats s'y sont présentés. Vingt sont déjà admissibles, et une douzaine sera finalement reçue, parmi lesquels d'anciens inspecteurs de l'académie de Paris. Tout aurait pu s'arranger si le niveau requis pour se présenter à ce concours sur titres n'était la licence. Alors que, depuis 1990, il faut être, au choix, agrégé, professeur des universités, inspecteur de l'éducation nationale (IEN) hors classe, ou chef d'établissement de 1ère classe pour oser espérer intégrer ce corps.
« C'est une dérive »
Informé du projet, le principal syndicat des inspecteurs pédagogiques régionaux, le SNIA-IPR, refuse tout net de voir les inspecteurs de l'académie de Paris intégrer les rangs des quelque 1100 IA-IPR de l'éducation nationale. « Le 1er avril 2009, lors d'un comité technique paritaire ministériel, nous avons été les premiers à refuser leur intégration dans le corps des IPR a u titre de "détachés"», a rappelé au Monde Jean-François Le Borgne. Pour le président du SNIA-IPR, « c'est une dérive, un contournement de la législation pour faire rentrer les inspecteurs de l'académie de Paris». Même refus au syndicat des inspecteurs d'académie (SIA), dont le secrétaire général, Robert Prosperini, précise : «Il faudrait au moins qu'ils aient un master. »
Les syndicats ont obtenu l'assurance que les IAP devenus IPR ne pourront pas inspecter d'enseignants - qui, eux, vont être recrutés à bac + 5. Seulement des établissements, des chefs d'établissement, des documentalistes ou des conseillers principaux d'éducation (CPE). Cela n'empêche pas Jean-François Le Borgne de prévenir : « II y aura des recours au tribunal administratif, avec le risque de faire casser le concours. »
Marc Dupuis,un grand merci au journal Le Monde .
Journal LE MONDE page 10, daté du vendredi 12 février 2010 .
Mis en ligne le : 19-02-2010
ALERTE : au congrés du 19 mars 2010 à PARIS , il faut réag
Chers collègues et chers syndiqués
Le MEN fait de nous les vecteurs de la réforme des lycées et du socle commun et nous traite comme de vulgaires clients sans le sou ni le respect dans cette affaire de l'ICA !
Intervenez tous, sous forme de motions au congrés du 19 mars prochain à Paris où vous devez envoyer des délégués ( le syndicat prend en charge des AR et séjours )
Ne vous trompez pas d'adversaire et ne tirez pas toujours sur l'ambulance , songez que la plupart d'entre- nous naviguent ensemble et dans le même bateau .
Des motions vous seront proposées mais faites en vous -même . Il y va de la vie de notre corps qui est bien attaqué depuis longtemps mais encore plus depuis quelque ouvrage qui est en ligne( condensé) même sur ce site .
N'hésitez pas à prendre la parole
C' est aussi cela, la démocratie syndicale .
JF LE BORGNE
Président du SNIA IPR
samedi 13 février 2010 16h 20
Mis en ligne le : 13-02-2010
ENTREVUE SNIA IPR /DE, ICA et autres problèmes graves :9février 20
Chers collègues
Veuillez trouver un compte rendu relatif à notre demande d'entrevue, suite à la trés mauvaise application de l'ICA
Sachez que nous ne pourrons pas en rester là .
Etaient présents Roger Chudeau directeur de l’encadrement, Mesdames Rousset et Daneyrolle et M. Deloche de la DE
Roger KEIME et JF LE BORGNE pour le SNIA IPR
C’est à 15 heures et sur notre demande que nous avons été reçus.
Nous avions envoyé le 30 janvier dernier une lettre recommandée avec AR à la DE pour une demande urgente de RDV concernant la MAUVAISE application du rattrapage de l’ICA 2009
Rappelons les faits, le SNIA IPR a signé un protocole avec le ministère officiellement le 13 novembre 2008 et l’augmentation de l’ICA avait fait l’objet d’un accord confirmé le 4 décembre 2009 devant des hauts responsables du MEN, puis d’un accord précis le 10 décembre 2009 en présence de toute la DE et des représentants du SIA.
Que constatons-nous fin janvier 2010 ?
Une application tronquée de pratiquement 50 % de la revalorisation forfaitaire de 2009 !
Le différentiel forfaitaire retenu lors de la réunion du 10 décembre était de 1603,18 € en moyenne, compte tenu des augmentations successives des l’ICA.
Que constatons-nous officiellement dans 25 académies ?
7 académies versent un rappel de 849 à 880 €
11 académies versent de 795 à 841 €
7 académies versent entre 667 et 758 €
Tout a été fait semble-t-il, a minima, sans tenir compte de la revalorisation en prenant une base non modulée, même en 2008/2009 où elle existait déjà cependant !
Nombreux sont les collègues des académies qui ont découvert que la modulation existait déjà et que dans plusieurs académies les coefficients de modulation n’avaient pas été revus depuis très longtemps.
La DE découvre que des académies ont versé un rattrapage inférieur au minimum de toute revalorisation ( les 7 dernières et peut-être celles qui manquent ? )
Le SNIA IPR proteste énergiquement contre cette manière d’agir qui méprise encore plus notre corps et nos actions réelles.
Après des discussions la DE s’engage pour faire en sorte que les académies qui ont obtenu moins que la moyenne arithmétique de toutes les mieux dotées obtiennent le rattrapage : Quelques euros de fait, une obole !!!!!
Pour le rattrapage promis de 1603 euros18, la DE promet une réponse avant le congrès du SNIA IPR le 19 mars à Paris.
Ceci est une nième promesse et nous prend pour une quantité négligeable car seule une mobilisation effective des IA IPR pourrait aboutir à quelque chose de concret.
Nous avons été floués semble-t-il ? Pourquoi une telle attitude d’un ministère qui dit avoir besoin de nous et qui nous traite comme de vulgaires clients que l’on peut gruger ?
Nous sommes comme d’autres, les victimes du slogan qui a enthousiasmé beaucoup de Français : « Travailler plus, pour gagner MOINS ? »
Le SNIA IPR a signé et a respecté sa parole, pas le MEN, pourquoi ?
Si certains estiment que nous si nous n’avions rien signé, nous n’aurions rien à regretter ! Notre conception du syndicalisme diverge …
En effet, revendiquer et ne rien obtenir est différent de lutter pour obtenir ce qu’un protocole nous a accordé par écrit.
Nous vous demandons d’être plus vigilants que jamais ne serait ce qu’en constatant que des situations locales ont longtemps été totalement ignorées de la plupart des IA IPR
Le congrès du 19 mars et sa préparation à travers vos contributions doit être le lieu de cette discussion voire sa remise en cause.
Nous demandons à tous les syndiqués et aux DA du SNIA IPR de bien faire rectifier sur les sites académiques les valeurs fausses de l’ICA proposée aux futurs candidats IA IPR
Il y va de la crédibilité de tous !
2) Le SNIA IPR a fait savoir à la DE pour transmission au ministre des graves inquiétudes qui se font de plus en plus jour à propos des stagiaires ex PLC2 et PLP2.
Les stagiaires en question vont être nommés dans des conditions dramatiques et souvent non acceptées par les tuteurs et conseillers pédagogiques pressentis. Ces derniers ont souvent refusé en masse leur nomination potentielle malgré des primes promises. Cela a le don d’étonner la DE.La DE nous conseille d’écrire au ministre comme l’a fait un autre syndicat
Il serait souhaitable de connaître l’état complet des conditions d’accueil des nouveaux professeurs stagiaires ( appelés parfois FOSTAGS !!)
Seuls les DA du SNIA IPR sont en mesure de nous renseigner sur le sort des stagiaires de chaque académie !!!
3) Le SNIA IPR veut alerter la DE sur les fortes craintes des IA IPR à propos du nouveau dossier et CV des IA IPR. Certains collègues y ont vu une modification des conditions de recrutement des futurs collègues HC. Le SNIA IPR a fait dire que ce dossier ne concernait en rien les modalités de recrutements des futurs HC de cette année.
Le SNIA IPR présent majoritairement à la CAPN du 14 avril 2010 veillera au respect absolu de cette affirmation et de la non prise en compte de ce dossier qui n’a actuellement aucune valeur de référence.
Le SNIA IPR et ses représentants s’opposera par tous les moyens à une atteinte aux conditions actuelles de recrutement.
4 ) Le SNIA IPR a alerté la DE sur les craintes qu’il a à propos des résultats du futur concours de recrutement des IA IPR (voie normale) à l’issue de l’écrit.
En effet d’accord sur le principe d’une épreuve écrite anonyme loin de la cooptation ancienne, le SNIA IPR constate à priori que des admissibles pourraient se trouver face à des postes vacants et déclarés dans des disciplines où ils n’y aurait pas d’admissible.
Dans ces conditions, le recours aux détachés serait encore de rigueur, comme le SNIA IPR l’a toujours dénoncé, même en l’acceptant.
Nous rappelons que pour que le concours soit attractif, il faut d’abord revaloriser nos salaires et nous attribuer une ICA digne et respectant les accords signés. Ceci est mal engagé en ce moment et il faudrait aussi une solide formation pour la préparation en académie et ensuite une vraie formation continue en académie : Nous sommes loin du compte actuellement !!
Le SNIA IPR n’est pas convaincu par l’optimisme de la DE .
Le SNIA IPR croit souvent entendre un discours public soutenu semble-t-il par une forte partie de l’opinion, mais qui ne va pas du tout dans le sens d’une réelle amélioration de nos conditions de travail et d’attractivité pour un métier très âprement critiqué par certains d’ailleurs.
Donnez votre point de vue et envoyez des motions au congrès du SNIA IPR le 19 mars 2010 à Paris.
JF LE BORGNE président SNIA IPR 13 février 2010 à 15 H15
Mis en ligne le : 13-02-2010